Vampire

Vampire
Dans l'obscurité croissante
Se profile doucement
Une silhouette menacante
Au visage pâle et aux crocs d'argents

Plongé dans la nuit sans lune
Sous un vol de chauves-souris
Elle marche d'un pas assuré
Vers moi, pauvre homme tétanisé

Mes yeux s'ouvrent sans que je sache pourquoi
Et regarde cette femme devant moi
Qui me sourit gentiment
Dévoilant ses crocs brillants

Puis doucement la voila qui se penche
Vers mon cou dénudé
Se colle a moi, pauvre homme sans defense
Oubliant totalement la réalité
Dans la toute puissance de ce baiser
Ô qu'il est bon de s'envoler ...

La nuit est tombée
Dans la ville qui s'eteint doucement
Je marche dans la rue
Doucement sans me presser,
Vers une proie que j'ai aperçue
Ma compagne a mes cotés

La femme se retourne brusquement
Et nous observe, loin derriere elle,
Ressent une terreur sans nom réel
En aperçevant nos crocs d'argent ...

# Posté le vendredi 30 mai 2008 06:15

Modifié le vendredi 30 mai 2008 07:25

Se mutiler...

Se mutiler...
Se mutiler...

Se suicider ou se mutiler,
C'est un sentiment de puissance que je ressens quelquefois,
Lorsque j'agis ainsi, mais je n'ai aucun remords,
Envers ceux qui m'entourent et envers mon corps,

C'est seulement plus fort que moi,
Personne, ni rien ne peut m'en empêcher, même pas toi,
Quelles que soient leurs raisons,
C'est comme une drogue, il n'y a aucune guérison,
C'est aussi une partie de plaisir,
Même si on peut appeler cela du martyre,

Lorsque je vois le sang couler
Des larmes j'ose verser,
Des larmes de bonheur,
Malgré les cicatrices imprimées sur mes bras et mon c½ur,

Mais me mutiler, c'est surtout une porte de sortie à mes souffrances,
Envers la vie, c'est une totale vengeance,
Une terrible vengeance qui n'a plus aucun sens,
Les gens se contentent de dire : Souris et profite de la vie,
Quelle vie ?

Je n'en ai plus aucune, car maintenant je vis en enfer,
Je ne pouvais plus rester sur cette Terre,
Et lorsque les gens me disent : La vie est belle,
Une seule envie me vient à la tête dans ces moments,
Le temps de penser durant quelques instants seulement,
Me donne vraiment envie de prendre le scalpel,

Et de mettre un terme à ma vie,
Cette vie qui sans cesse me maudit et me détruit,
Celle qui fait que je veux m'enfuir,
Loin, je veux partir,
Pour ne plus jamais revenir,
J'ai décidé d'enfin agir...

# Posté le jeudi 29 mai 2008 08:45

L'exécution

L’exécution
Dans le château
Aussi sombre qu'un corbeau
Nous pouvons ouïr
Une jeune femme gémir.

La sentence était appliquée
Elle est condamnée
Ce n'est pas sa chance
Ce ne sera pas la potence.

La vierge de fer était là
Prêt à accueillir la condamnée
Qui s'agenouilla
Puis se mit à sangloter.

On la fit se dévêtir
Puis rentrer dans la statue
Elle sentait la mort venir
Puis vint le bourreau trapu.

Avec un tisonnier ardent
Il brûlait la poitrine de la jeune femme
Qui se rétractait sur les lames
Laissant ainsi jaillir son sang.

Les veines de ses bras entaillées
Le sang ruisselait sur sa chaire
Elle se mit à hurler
Puis chût soudainement à terre.

# Posté le jeudi 29 mai 2008 08:40

Modifié le vendredi 30 mai 2008 07:25

rupture

rupture
Tu ne comprends pas d'où me vient cette envie de mourir
Tu ne comprends pas pourquoi j'ai cette envie de m'ouvrir.
Tu ne sais pas comment je fais pour apprécier me mutiler
Tu ne sais pas pourquoi j'aime me taillader.

As-tu pensé que tu pouvais être la cause de ces excès ?
Que c'est à cause de toi si j'en suis là aujourd'hui ?
Que c'est pour toi que j'ai voulu m'ôter la vie ?
Et que c'est pour t'oublier que je ne cesse de me mutiler ?!

Plus je m'enfonçais et plus tu t'éloignais
Plus tu t'éloignais et plus je sombrais
Dans cette foutue dépression, dans cette putain de mutilation
Dans ce foutu cercle vicieux, dans lequel je tourne en rond.

# Posté le jeudi 29 mai 2008 08:35

Larmes de sang...

Larmes de sang...
Ce secret prend trop de place,
Ce secret vole ma vie.
Je voudrais que de mes bras il s'efface,
Mais j'ai peur qu'il m'ait détruit.

C'est un secret que j'aimais
Mais qui aujourd'hui m'étouffe.
C'est un secret qui me tait,
Donc en silence je souffre.

J'aimerais pleurer
Et chasser ma peine.
Mais je reste bloquée,
Plutôt m'ouvrir les veines.

De mes yeux rien ne coule
Car ils sont déjà morts.
Alors je verse des larmes de sang
Pour laver mon corps.

Une goutte puis une autre
Pour me faire payer.
Pour me pardonner la faute,
Celle d'être née.

Une tâche puis une autre
Sur le parquet.
J'étais morte et maintenant,
Je disparais...

# Posté le jeudi 29 mai 2008 03:02